Aujourd’hui nous allons vous parler d’une pathologie qui touche un grand nombre de français : l’arthrose du genou.

  • Qu’est-ce que l’arthrose du genou ? 

C’est une maladie articulaire dégénérative d’évolution lente qui conduit à la destruction du cartilage. L’arthrose concerne l’ensemble des articulations, le genou est l’une des articulations les plus touchées du fait de l’importance combinée des contraintes et des amplitudes demandées. L’arthrose du genou est aussi connue sous le nom de gonarthrose.  Quels sont les chiffres, les symptômes, les causes et les traitements ?

Ted fait le point avec vous, pour vous et vos patients.

  • L’arthrose du genou en chiffres : 

On a décidé de mettre en valeur des données chiffrées pour que vous puissiez vous rendre compte des choses. L’arthrose c’est :

  1. 5 millions de français touchés au genou
  2. 318 millions dans le monde (17% de la population)
  3. 100 000 prothèses articulaires de genou / AN en 2018 (1)
    • Age moyen 71 +/- 9 ans
    • 63% femmes
    • > 20% obèses BMI > 30
    • 17% diabétique
  4. +33% c’est la hausse du nombre d’implantation de prothèses de genou entre 2008 et 2013 (2)

 

On constate qu’entre 2008 et 2013, l’âge où le nombre d’opérations grimpe est 65 ans. Il est intéressant de constater que les hommes de 65 ans sont plus nombreux à être opérés que les femmes aux mêmes âges. Cela s’explique par la traumatologie des professions exercées majoritairement par les hommes (bâtiments, transports,…) et par la pratique plus régulière de sport traumatique dans le sexe masculin. A partir de 75 ans et + ce sont les femmes qui subissent la majorité des implantations (41%) contre (36%) pour les hommes ce qui s’expliquent par les facteurs hormonaux (troubles de la ménopause avancée ; déminéralisation ostéochondrose.

Source : Statista 

  • Quels sont les symptômes ? 

Les causes exactes de la destruction du cartilage ne sont pas toutes connues. On sait qu’elle est favorisée par le vieillissement. La majorité des personnes souffrant de gonarthrose a plus de 65 ans. Les symptômes classiques sont : douleurs, raideur, gonflement et impotence fonctionnelle. Au début ceux-ci sont tolérables et espacés. Avec le temps les symptômes s’intensifient et deviennent contraignant dans la vie quotidienne de vos patients. Deux situations peuvent favoriser l’apparition de cette maladie. Il en existe d’autres mais nous avons décidé de cibler les deux ci-dessous.

  1. Les sportifs : la pratique sportive régulière sollicite de manière récurrente et intensive les articulations des pratiquants. Les mouvements répétitifs du genou engendrent des micro-traumatismes  (sauts, changements de directions, courses, appuis) qui sont autant de gestes stéréotypés entraînant des blessures. Par addition ces blessures peuvent déboucher sur une atteinte grave telle que la rupture plus ou moins totale du ligament croisé antérieur / postérieur ou des lésions méniscales.  À terme le cartilage épiphysaire peut être lui aussi détruit.
  2. Les sédentaires : A l’opposé des sportifs, nous retrouvons les sédentaires, qui eux ne pratiquent pas ou très peu d’activités physiques.  Moins sollicitée, la fonction d’imbibition cartilagineuse devient très peu opérante. Les articulations des membres deviennent plus sensibles. Le cartilage se délamine progressivement et laisse place à d’importantes douleurs. Le cercle vicieux douleur – inflammation – dégénérescence est alors activé.

=> Même s’il n’existe pas de vérité absolue, l’idéal serait que chacun pratique une activité sportive modérée, se situant à mi-chemin de ses extrêmes. Ce n’est pas la quantité de sport qui compte mais la qualité.  En d’autres termes, le sport est bon pour la santé mais il ne faut pas en abuser. En revanche, ne rien faire c’est aussi prendre le risque d’habituer son corps au minimum et de le fragiliser par la suite. Des études ont prouvé qu’une activité physique adaptée exerce une action bénéfique sur le cartilage, c’est vers celle-ci que nous devons orienter nos patients.

 

  • La solution Ted Orthopedics : 

Source : Statista 2015

En 2015, les domaines thérapeutiques susceptibles de bénéficier d’un objet connecté ne concernaient que très peu l’arthrose (10%). Et pour cause les genouillères connectées n’étaient pas disponibles. Désormais avec Ted Orthopedics il est possible de bénéficier d’une genouillère connectée en tant qu’outil de prévention et/ou de rééducation pour pallier cette maladie.

  • Qu’est-ce que Ted change ?

La solution Ted Orthopedics n’est pas magique mais elle permet une prévention/rééducation par le mouvement de la gonarthrose que ce soit chez le sédentaire ou chez le sportif blessé. C’est aussi permettre à des seniors de continuer à faire du sport en diminuant le préjudice douloureux de cette pathologie. L’objectif est de repousser au maximum la date de l’opération de la prothèse de genou et de préparer au mieux le patient susceptible de recevoir la prothèse. L’idée finale est de simplifier les suites opératoires et d’accélérer la rééducation post-prothétique.

La genouillère est connectée dispose d’une application sur smartphone via le Bluetooth. Le professionnel de santé a à sa disposition un panel de biofeedbacks qu’il peut adapter à son patient.

  • L’exercice de Ted :

L’exercice que nous vous proposons aujourd’hui est un exercice de proprioception unipodal à 30° de flexion.

Pourquoi à 30° ? 

Parce que c’est à ce niveau que les verrouilleurs du genou sont sollicités sans trop de contraintes sur la rotule.

L’avantage avec Ted est la possibilité de régler le niveau de difficulté de l’exercice en choisissant au degré l’amplitude souhaitée pour votre patient.

Sources :

(1) Revue d’Épidémiologie et de santé publique

(2)Statista

(3) « Gonarthrose. Proposer des exercices physiques » Rev Prescrire 2018 ; 38 (412) : 128-130.

 

Bonne rééducation avec Ted