Interview avec le Docteur Thomas Neri

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Après l’interview du Docteur Matthieu Ollivier c’est au tour du Docteur Thomas Neri de répondre à nos questions. Il revient pour Ted Orthopedics sur son parcours, sa vision de l’e-santé et sur la rééducation à domicile. Il exprimera également son intérêt pour les recherches cliniques.

 

Bonjour Thomas, pouvez-vous vous présenter ? (Parcours, spécialité, lieu de profession)

Dr Thomas Neri, je suis chirurgien orthopédiste hospitalo-universitaire. Au niveau clinique, je suis spécialisé en chirurgie du membre inférieur et notamment au niveau du genou : arthroplastie, chirurgie ligamentaire et méniscale. Je travaille au CHU de Saint-Etienne en tant que chirurgien orthopédique. Au niveau universitaire, j’ai d’abord réalisé un  Master 2 MEGA spécialité biomécanique puis j’ai enchainé une thèse de science (PhD) réalisée en parallèle de ma thèse de Docteur en médecine (MD). La thématique tournait autour du ligament antéro-latéral du genou et sur sa reconstruction. Après mon PhD, j’ai réalisé une année en Australie, au Sydney Research institute, afin de continuer à travailler sur la thématique du genou. Je continue ces recherches au sein du LIBM en France (Laboratoire Inter-Universitaire de la Biologie et de la Motricité, Université Lyon-Jean Monnet). Je suis également enseignant à la faculté de médecine, et à l’école kinésithérapie de St Etienne.

 

    Vous travaillez sur de nombreux papiers de recherche, quel est le sujet de recherche qui vous passionne en ce moment ?

Je travaille essentiellement sur les instabilités complexes du genou. J’essaye d’identifier les structures (ligaments, tendons, ménisques) participant à la stabilité du genou afin de mieux la reconstruire. Je travaille également sur les procédures chirurgicales existantes, afin d’identifier celles qui sont les plus adaptées à chaque situation. L’idée derrière tout ça et de proposer aux patients une prise en charge chirurgicale personnalisée et adaptée.  

 

    J’imagine que cette activité de recherche, comme le reste de votre activité, est très impacté par la situation sanitaire. Comment vous y prenez-vous pour continuer le suivi clinique des patients inclus dans vos études ?

Effectivement l’activité chirurgicale est très impactée par la crise sanitaire du Covid. Dans notre département, nous avons assuré la traumatologie (fracture, plaies, polytraumatisme) du quotidien. Toutes les interventions non urgentes ont été annulées et décalées. Pour le suivi clinique de nos patients, nous avons mis en place une téléconsultation qui nous permettait de répondre aux questions des patients et de surveiller les éventuelles complications. L’objectif était d’adapter leur prise en charge à distance.

 

    Ces mois sans opérations rendent impossible l’inclusion de nouveaux patients, quels impacts cela va-t-il avoir sur la publication d’études cliniques dans les mois qui viennent ?

Au niveau de la recherche, aucune inclusion de nouveau patient n’a pu être réalisée. En revanche, nous avions plus de temps pour régler les aspects méthodologiques des études en cours, pour concevoir de nouvelles études et pour écrire les articles. Cette crise sanitaire était donc paradoxalement une opportunité de consacrer plus de temps à la recherche.     

 

    Quel rôle les solutions de e-santé jouent-elles dans votre pratique ?

Cette crise sanitaire, nous a permis de prendre conscience qu’il existe d’autres moyens de soigner les patients. La mise en place de téléconsultation en est l’exemple le plus parlant. Cela a permis de mettre en place des solutions de dialogue et de suivi à distance.

 

    Vous avez mis en place des mesures spécifiques de suivi à distance pendant le confinement. Pensez-vous que celles-ci vont rester et impacter le métier sur le long terme ?

Oui, nous avons essayé de continuer un suivi régulier de nos patients. Certains d’entre eux venaient juste d’être opérés et nous devions assurer un suivi minimal afin de dépister d’éventuelles complications et afin de leur transmettre des consignes pour la rééducation. Par exemple, la consultation habituelle des trois semaines postopératoire, qui servait après une chirurgie du genou à vérifier la bonne cicatrisation cutanée et l’absence de flessum postopératoire a été maintenue à distance. Pour cela, nous avons mis en place un protocole avec des photographies spécifiques que le patient nous faisaient parvenir par mail. Une téléconsultation suivait afin de répondre aux questions et de régler les éventuels problèmes. Le deuxième exemple est celui de la réalisation de vidéos de rééducation online, faites en collaboration avec des kinésithérapeutes.   

 

    Vous avez récemment commencé à travailler avec Ted Orthopedics, pour la rééducation à domicile de vos patients. Les patients sont-ils réceptifs à l’idée d’effectuer une partie de leur rééducation à domicile ?

Dans ce contexte de confinement, j’ai essayé de trouver d’autres solutions. Les solutions proposées par Ted Orthopedics notamment au moyen de l’attelle connectée me semblait pertinente et d’une grande utilité. Les patients étaient ravis d’avoir une attelle me permettant de contrôler leur auto rééducation. Pour ma part cela me permettait de garder la main sur les exercices proposés aux patients.

 

    Sur quelles pathologies prescrivez-vous de la rééducation à domicile ?

De manière générale pour la plupart des chirurgies du genou je prescris de la rééducation. De la prothèse de genou, en passant par  la reconstruction ligamentaire avec suture méniscale, la rééducation me permet de proposer aux patients une rééducation adaptée, tout en étant sûr que cette dernière soit effectuée sous le contrôle d’un professionnel.

 

        Depuis combien de temps travaillez-vous avec Ted Orthopedics ? Et pourquoi ?

Je travaille avec Ted Orthopedics depuis le début d’année 2020. Cette collaboration s’est renforcée avec la crise sanitaire du Covid. Le choix de cette société s’est fait pour plusieurs raisons. La première est qu’il s’agit d’une société française. La deuxième et qu’il s’agit d’une start-up avec un board jeune et dynamique. La troisième est la possibilité d’un dialogue interactif où l’intérêt du patient est placé au centre. 

Merci au Docteur Thomas Neri pour cette interview. 

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Bonne rééducation avec Ted !